S COMME SWAGGER

Swagger d’Olivier Babinet.

Un film sur les jeunes de banlieue. Un de plus. Oui, mais certainement le plus original.

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Pas vraiment cependant dans le choix des thèmes proposés à cette dizaine d’ados pour ces entretiens éclatés, à savoir, pour les principaux :

  • La question de l’immigration : l’identité nationale, l’appartenance culturelle, la différence entre la vie en France et au bled.
  • Les rêves et projets d’avenir : faire de l’architecture ou se lancer dans la mode en tant que styliste.
  • L’amour : les relations entre les sexes sont toujours difficiles, et de toute façon ne sont pas vraiment une préoccupation majeure.
  • La politique : l’indifférence domine, difficile de se sentir concerné.
  • La religion (catholicisme ou islam) : la grande affaire, un réconfort dans les moments difficiles, un soutien toujours.

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Mais ces entretiens sont toujours filmés dans des lieux surprenants, dans des cages d’escaliers, dans des couloirs vides, dans des salles du collège, en contre-plongée parfois, en gros plans le plus souvent.

Dès le pré-générique, le ton est donné. Avec l’usage des drones, on se croirait presque dans un film de science-fiction.

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De la vie du collège on ne voit que la bousculade à l’entrée (pas de capuche sur la tête ou d’écouteurs dans les oreilles), pas beaucoup de prof, pas de vrais cours en tout cas. Les lapins blancs sont chez eux sur les pelouses et les parties de foot ou les courses en roller semblent occuper tout le temps scolaire.

D’un bout à l’autre du film on rit beaucoup, ce qui n’empêche pas le sérieux des réflexions, et même des larmes sincères à l’évocation d’un souvenir douloureux.

Et puis, certaines séquences sont de véritables moments d’anthologie, par exemple :

  • L’arrivée au collège de Régis (le futur styliste) en veste de fourrure et nœud papillon, entouré de ses fans, devant une bonne partie des collégiens hilares.
  • La chorégraphie des soudeurs dans l’atelier technique (un hommage au Charlot des Temps Moderne).
  • La comédie musicale (un autre hommage explicite), costume, cravate et parapluie rouge.
  • Et bien d’autres

Conclusion : Après Swagger, on ne peut plus voir la banlieue avec les mêmes yeux.

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Auteur : jean pierre Carrier

Auteur du DICTIONNAIRE DU CINEMA DOCUMENTAIRE éditions Vendémiaire mars 2016

1 réflexion sur « S COMME SWAGGER »

  1. Mais avec des longueurs regrettables.  Inutile  » d’ allonger  » une excellente petite sauce pour faire  » de l’ abonde « .

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